~Oo- Where are you, dear seeker? Oh, you don't know? See me, listen to me, you will know the truth! -oO~

~Oo- Where are you, dear seeker? Oh, you don't know? See me, listen to me, you will know the truth! -oO~
The Kvasir Blood
~Oo.oO~

Vous ne connaissez probablement pas ce breuvage mythique, hydromel de poésie fabriqué à l'aide du sang de Kvasir, celui qui symbolisa la paix entre Ases et Vanes, les divinités nordiques.

Moi? Je suis la conteuse des lieux, celle qui ne prétend pas avoir touché à l'hydromel céleste, mais qui tente simplement d'exprimer les mots qui peuvent éclore sur ses lèvres...

J'ai plusieurs surnoms...
Dame Polaris, Khlada, Hilda, Lumeha, Shadow
Mais ici, vous apprendrez à connaitre Arnhilde et Polaris, la triste demoiselle qui chante la vie aux accents de désespoir et celle qui écrit l'amour avec la vivacité de sa plume.

Me voici, double, multiple...

Appellez-moi néanmoins Khlada, ma réalité, accompagnée d'Arnhilde et Polaris!

Âge: 16 hivers
Section: Littéraire
Tradition: Nordiques
Localisation: Quelque part, au loin, près de l'arc en ciel! [Calvados]

Volonté d'écrire
Volonté de savoir
Volonté de connaissance
Volonté ...

Edition du 14 Janvier, parce que là, y'en a marre.
Mon blog n'est pas un dépotoire à commentaire de pub, capiche? --
Je les supprime, de toute manière, vous fatiguez pas...
C'est mes textes, l'important, ici, si vous aviez pas bien compris. Pas le lien pour votre blog. Parce que, de toute manière, j'irai pas le voir si vous venez simplement pour de la pub, comprenez le bien.

Personnes postant leur pub en commentaire:
Je vous merde. -.-

Autres Blogs:
Le Puit des Nornes It's just my life... Un mélange de vie, de spiritualité, d'écrits.
Le Chant du Cygne Spiritualité païenne, inspiration Rokkatru, Jötuns, textes en bazar et méditations...

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 14:35

Modifié le samedi 15 mars 2008 14:57

-oOo Au loin oOo-

-oOo Au loin oOo-
C




Au loin, se dresse là,
Sur la pointe des pieds, déséquilibre instable,
Celui qui cherchait, et qui sentait sur ses lèvres,
Éclore la magie des mots!

Il est l'inspiration, la volonté des sages,
Celui qui sait l'importance des choses,
Et, errant aux milles visages,
Nous lui en connaissons un, si banal!
Que tous le confondent, que tous l'oublient,
Quand il passe à nos côtés, vêtu du bleu de la nuit,
Vieillard rusé! Il nous mène,
Et nous enseigne le savoir!

Au loin, il se dresse là,
Appuyé sur sa lance, un sourire moqueur perché aux lèvres,
Et il nous regarde, nous qui ne savons point,
Quels secrets sont cachés en nos âmes!






C

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 15:40

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 15:56

Antithèse divine

Antithèse divine
La voici, la splendide putain,
Celle dont les lèvres d'or rouge attisent vos envies,
La dame tendre à la peau d'albâtre,
Celle qui anime les brumes de vos désirs,
C'est pourtant celle qui vit là, triste,
Pleurant des larmes d'ambre, pour un vagabond perdu,
Elle scrute par delà les mers, écoute la bise,
Mais rien ne vient à elle, farouche guerrière!
Elle est la lumineuse, le coeur de la vie,
Celle qui trace le chemin des morts de ses doigts agiles,
Et son coeur porte l'amour des êtres,
Et son coeur porte la mort des braves,
La voici, la splendide déesse!
Elle est la libre et la catin,
La guerrière et la magicienne,
La main de fer dans le gant de velour,
La lame d'acier recouverte de soie!

# Posté le lundi 07 janvier 2008 06:32

Modifié le lundi 07 janvier 2008 11:26

OooO/Une Saison en Enfer\OooO [Arthur Rimbaud]

OooO/Une Saison en Enfer\OooO [Arthur Rimbaud]
Rainbow Rimbaud
O-o-O-o-O-o-O-o-O-o-O

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les c½urs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l'ai trouvée amère. — Et je l'ai injuriée.
Je me suis armé contre la justice.
Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié !
Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
"Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."
Ah ! j'en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.

Parce qu'il y a des choses, comme ça... Rimbaud, Rainbow.
Un arc-en-ciel poétique dans un siècle d'agitation morale et mentale...

Parce que j'ai pris la Beauté sur mes genoux, et que je l'ai injuriée.

# Posté le mardi 08 janvier 2008 13:05

Une mélodie d'amour

Une mélodie d'amour
Il y a des choses qui se murmurent,
Tandis que d'autres se crient,
Il y a des choses qui se soufflent au creux de l'
oreille,
Tandis que d'autres s'expriment par le silence.

Et si un jour on était là,
Toutes les deux, assisses au bord du gouffre,
La chute n'est rien, quand elle est ch
oisie,
Le plus dur serait,
Plutôt d'y être poussées!

Mes lèvres s'agitent, sans pour autant parler,
Les mots roulent sur ma langue de silence,
Mais toi tu comprends
tout ceci,
Mais toi tu comprends tous mes non-dits.

Et si un jour on était là,
Toutes les deux assises au bord du gouffre,
Je sais que sans toi, la chute est libre,
Je n'ai pas de
manteau en plumes de corbeau,
Et tes ailes sont si belles...

Il y a des choses qu'on ose pas dire,
Et mes phrases ne savent plus se former,
Mes cordes
se sont cassés,
Et mes silences sont rois.

Et si un jour on était là,
Toutes les deux assises au bord du gouffre,
Je sais que la brume des chants s'élèvera,
Pour ton regard d'azur doré,
Je reprendrais possession de ma voix,
Pour souffler quelques mots si simp
le,
Pour chanter sans mot ni rythme,
La lodie qui agite mon âme,
La mélodie de l'amour tendre et fort.

La dédicace est obligée? Parce qu'elle se reconnaîtra, cette renarde a qui est dédié ce texte. C'est bête, mais parfois, comme ça... Les mots sortent tous seuls sur le clavier et de la plume.

Parce que je t'aime, Ju.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 08:34

Modifié le samedi 12 janvier 2008 13:05