Celle dont les lèvres d'or rouge attisent vos envies,
La dame tendre à la peau d'albâtre,
Celle qui anime les brumes de vos désirs,
C'est pourtant celle qui vit là, triste,
Pleurant des larmes d'ambre, pour un vagabond perdu,
Elle scrute par delà les mers, écoute la bise,
Mais rien ne vient à elle, farouche guerrière!
Elle est la lumineuse, le coeur de la vie,
Celle qui trace le chemin des morts de ses doigts agiles,
Et son coeur porte l'amour des êtres,
Et son coeur porte la mort des braves,
La voici, la splendide déesse!
Elle est la libre et la catin,
La guerrière et la magicienne,
La main de fer dans le gant de velour,
La lame d'acier recouverte de soie!
