Tandis que d'autres se crient,
Il y a des choses qui se soufflent au creux de l'oreille,
Tandis que d'autres s'expriment par le silence.
Et si un jour on était là,
Toutes les deux, assisses au bord du gouffre,
La chute n'est rien, quand elle est choisie,
Le plus dur serait,
Plutôt d'y être poussées!
Mes lèvres s'agitent, sans pour autant parler,
Les mots roulent sur ma langue de silence,
Mais toi tu comprends tout ceci,
Mais toi tu comprends tous mes non-dits.
Et si un jour on était là,
Toutes les deux assises au bord du gouffre,
Je sais que sans toi, la chute est libre,
Je n'ai pas de manteau en plumes de corbeau,
Et tes ailes sont si belles...
Il y a des choses qu'on ose pas dire,
Et mes phrases ne savent plus se former,
Mes cordes se sont cassés,
Et mes silences sont rois.
Et si un jour on était là,
Toutes les deux assises au bord du gouffre,
Je sais que la brume des chants s'élèvera,
Pour ton regard d'azur doré,
Je reprendrais possession de ma voix,
Pour souffler quelques mots si simple,
Pour chanter sans mot ni rythme,
La mélodie qui agite mon âme,
La mélodie de l'amour tendre et fort.
La dédicace est obligée? Parce qu'elle se reconnaîtra, cette renarde a qui est dédié ce texte. C'est bête, mais parfois, comme ça... Les mots sortent tous seuls sur le clavier et de la plume.
Parce que je t'aime, Ju.