Titania

Titania
Le sourire s'étala sur ses lèvres, doux, tendre. Elle saisit la masse de la chevelure blonde, et passa avec tendresse ses doigts dedans, coiffant avec délicatesse les mèches d'or.
-Ama... Tu es si belle...
La jeune femme se retourna vers son amante, ses grands yeux d'ambre s'ouvrant pour se plonger dans le regard de rubis. puis un sourire s'étala sur ses lèvres pâles. Elle passa délicatement sa main pour dénuder avec douceur l'épaule de son amie.
-Pourquoi es-tu intimidée, Titania?
-Parce que...
-Je... Je sais qu'elle t'a blessée, Titania... Mais je ne suis pas elle... Je ne te lâcherais pas. Je te promets de réparer tes ailes, bel ange. Je te le promets...
Elle vit une larme couler le long de la joue pâle de la brune, et l'enserra contre elle.
-S'il te plaît, Titania... Ne pleure pas...
-Je ne pleure pas de peine, Ama. C'est une larme de joie, souffla d'une voix douce Titania. Tu as beau avoir des ailes d'un noir de ténèbres, c'est la plus belle couleur que j'ai pu voir...
-Je...
-Tu es d'une noirceur lumineuse, Ama. Tu es lumineuse et sombre...
-Titania...
-Et je sais que tu ne me laisseras pas tomber comme l'autre...
-Je te le promets, Titania. Je te le promets.
~Do-doo-doo...~

# Posté le samedi 12 janvier 2008 15:57

Modifié le lundi 14 janvier 2008 12:54

O'o_o'O Les hôpitaux sont les endroits les plus joyeux de la création O'o_o'O

O'o_o'O Les hôpitaux sont les endroits les plus joyeux de la création O'o_o'O
On aperçoit, là, une fois, de temps à autre, un bout de ténèbres au sein de l'envahissante lumière. On a les yeux douloureux à force de chercher à comprendre ce qu'il se passe, douloureux à force de tenter, sans jamais y réussir, de s'habituer à cette agressive blancheur, qui ferait passer les hôpitaux pour les lieux les plus joyeux de la création. Et puis, cette fenêtre s'ouvre brutalement, s'offrant au regard fourbu du voyageur qui n'en peu plus.

Cette fenêtre s'ouvre sur cette noirceur apaisante, et elle semble s'étaler, s'agrandir lentement.

Mais non.

Bien vite, elle regresse, puis se referme.

Et l'on reprend la route, espérant croiser à nouveau ce qui existe dans les coeurs humains; le plus beau noir qui fut issu du choc des glaces et des flammes.

Et l'on reprend la route, avec un soupir au bord des lèvres. C'est difficile, on ne s'habitue pas à cet environnement violent. Même la guerre parait moins barbare à côté de ce blanc, cette lumière. C'est insidieux, la lumière. Ca se dit bon, adorable, gentil, et ça révèle des crocs plus longs et plus aiguisés que ceux des lions de Balzac, des bonnes intentions plus mauvaises que la juste colère qu'elles dénoncent avec tant de véhémence!

On est fatigué. Très fatigué de ce voyage. Tout est lisse, parfait en apparence, et si fatigant pour l'esprit et l'âme. Tout est si mauvais, malade, complètement cinglé, balafré par les cicatrices d'une petite vérole attrapée en préchant la bonté envers son prochain.

On attend la prochaine fenêtre de ténèbres, pour enfin s'y plonger, et en finir avec tout ça. Parce que décidément...

Décidément, à côté des horreurs de cette lumière qui viole la rétine, assasine le regard...

Les hôpitaux sont les endroits les plus joyeux de la création.

# Posté le mardi 15 janvier 2008 16:49

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 17:35

Father, Father

Father, Father
Father, Father Höder,
I know you were here, this night,
Father, Father Höder,
You've teared my tears away,
Dear Father.


Dans le creux des nuits,
J'entends le souffle vivant de tes ombres,
Dans le creux de mes nuits,
Je prie, cherchant la chaleur de ton rouge,
Rouge ardent, rouge terne,
La sang de ta cape est tel le sang de mes veines,
Tu es le père des ombres,
Et je prie, et je prie, pour oublier mes frayeurs
Blottie dans tes bras froid comme ma peau de glace.


Father, Father Höder,
I know it's you behind the dark,
Father, Father Höder,
You know why I'm afraid,
Dear Father.


Je cherche, j'attends, un sourire pendu aux lèvres,
Pour apercevoir le mouvement, l'éclat fugace,
Les runes et la fourrure noire,
Les broderies des ombres, le joyau de l'hiver,
Dans tes cheveux d'ébène se glisse le houx joyeux,
Et derrière l'ivoire de ton bandeau,
Perle les dernières larmes de tes nuits,
Et je prie, et je prie, cher père,
Le coeur ouvert et l'air serein.


Father, Father Höder,
I know you're the only one,
Father, Father Höder,
I smile in the darkness, just for you,
Dear Father.


~Image: Höder par Munashiibennu~

# Posté le lundi 28 janvier 2008 12:27

Modifié le mardi 29 janvier 2008 13:22

-_o°{ Sonnet pour une complainte }°o_-

-_o°{ Sonnet pour une complainte }°o_-
Les cascades tombent, pesantes et amères,
Glaciale lumière, art d'une larme de fer,
La voici, sa complainte, tel l'or vil du Rhin,
Que les ondines pleurent, tendant leurs doigts fins!

Entre ses bras blêmes, son visage repose,
Pâle face brûlée par des traces d'airain,
Il fixe l'aurore, sourire jamais n'ose,
Il
patiente, Gjallarhorn au creux de ses mains.

L'un, yeux aveugles, contemple les océans,
Caché de son jumeau ; l'autre gît près de Hel,
Sa lumière perdue, ternie au fil des ans.

Ils attendent la glace, le feu, le chaos,
Ils attendent là-bas qu'elle réchauffe leurs os,
Fille brillante de Sunna, dame soleil!

# Posté le mardi 05 février 2008 10:43

Modifié le mardi 05 février 2008 12:25

-| L'Illuminée |-

Je suis l'illuminée
La folle au regard de mer
Les yeux blanchis par la vie
Les larmes d'or et de cristal
Perlant au bout de mes doigts
Les rubis de la vie des autres
Ceux qui s'agitent dans mon coeur
Aux mille noms de l'imaginaire
Là est le dieu fourbe
Rusé comme la fouine et d'âme
Si semblable à mon âme
Ici se trouve son frère
Pâle et livide comme le cadavre
Au triste sourire de Mort

Je marche sur les pas
D'un arc-en-ciel poétique
Sur les ciels de cristal
Des ponts de Londres ou de Paris
Fille de Rimbaud et de Verlaine
Je taille ma plume contre mon coeur
Tissant de mes doigts clairs
Un paysage d'amour et de fureur
Laissant la Guerre faire son travail
Tendre et ferme comme le Père
Il est l'homme des circonstances
Qui agitent le malheur
De la blanche page d'encre
Noires blessures en rouge vif

Je danse sur la vie
Maudite décadente illuminée
Par les poèmes d'une ruine ancienne
Je lutte le crayon à mes côtés
Main dans la main avec le cauteleux
Qui aime à guider d'un sourire amusé
Mes doigts malhabiles au vol
Des secrets tendres qui se cachent là
Au creux de la poitrine palpitante
Et derrière les améthystes de ses yeux
Qui rencontrent deux saphirs pâles
Je perçois des mystères
Palpables à mes mains tremblantes
Enseignement de son âme douce

Je chante le fin douce
Les mains pleines du rubis des vies
Tandis qu'ils m'entourent et me réchauffent
Vieux amis à l'inégalée tendresse
Et lui sait quand vient l'heure
Et lui comprend l'âme à la perfection
Miroir de sa créatrice
Il sourit car il n'oublie
Que les blessures refont les coeurs
Que la chaleur est vie d'automne
Avant la renaissance foudroyante
Il sait et il connait
Et son sourire m'avoue tout
Et son sourire m'enseigne tout

Chimère et créateur
Mains liées l'un à l'autre
Danse d'une page blanche
Et d'un esprit aveuglé
Qui s'est tendu le miroir
Et à sourit en y voyant son reflet
Homme blessée pour femme meurtrie
Violets et bleus d'une expressive froideur
La vie est cruelle et ils souffrent le sourire
Quand le bonheur n'est pas à eux
Mais ils savent enfin guérir
Quand vient le moment
Ils se soutiennent tendrement
Vies dans deux réalités
Divinité et humaine associés





Kiearth <3 ... Terrible personnage... Miroir de mon âme, il est mon favori, en un sens!
Mais non...
C'est juste qu'il me ressemble, ce fourbe...
-| L'Illuminée |-

# Posté le jeudi 14 février 2008 16:39

Modifié le jeudi 14 février 2008 16:52